Des traces de l’esclavage

Pendant notre séjour à Gulu, nous avons visité les alentours. Nous sommes allés à la piscine d’un hôtel.
Nous y avons rencontré un homme très sympathique qui s’occupait de deux étudiants japonais. Ils nous ont invité à se joindre à eux pour visiter le Fort Patiko datant des années 1880.

C’est un peu macabre ! Je savais qu’il y a eu des esclaves en Afrique, mais je n’aurais jamais pu imaginer ce qui s’est réellement passé !

Les arabes ont bâti un marché fortifié situé à la base de gros rochers. Pour le protéger, ils avaient creusé une tranchée et construit une muraille.

Lors des guerres entre les tribus afriquaines, les guerriers pillaient les villages et les survivants étaient capturés. Ensuite, les guerriers venaient les vendre comme esclaves au marché.

Si j’ai bien compris, pour récupérer une personne, les arabes proposaient à sa famille de remplir de céréales la pièce d’une de leur bâtisse. Personne n’a réussi !

En attendant, les femmes étaient enfermées sous ces rochers.

Les hommes étaient enfermés sous ces autres rochers.

Les arabes triaient leurs esclaves ! Ceux qui étaient malades, blessés ou trop vieux étaient tués. Certains ont été tués avec une balle dans la tête et tombaient en bas du rocher, mangés par les lions. Plusieurs autres ont eu la tête tranchée à la hache. La tête roulait en bas et le corps était donné aux lions. Il y a encore plusieurs marques sur la roche !!!

Personne ne se doutait de se qui se passait vraiment derrière ces gros rochers !

Le tri terminé, une caravane partait de nuit avec le matériel transporté par les esclaves. Ils transportaient l’ivoire des défenses d’éléphant, les fourrures d’animaux exotiques et toutes les autres marchandises du marché.

À l’aide de soldats anglais, I’explorateur Baker a fait fermer ce centre d’esclaves. Ils ont utilisé cet endroit comme base militaire.

Observez que la roche blanche a la forme du continent africain. Nous nous sommes amusé à ouvrir un fruit de palmier. Sans outil, nous l’avons lancé plusieurs fois par terre. Tout ce travail pour avoir accès à des fibres à sucer.

Il va sans dire, depuis le début de notre voyage, la visite de ce fort est définitivement celle qui nous rendait le plus inconfortable.

Laisser un commentaire