Voici une retranscription de la page publiée lors de notre voyage en Roumanie en 2006, avant que nos fils ne soient nés.
Voici tout d’abord une carte de la Roumanie.

Pour que vous ayez une vague idée de notre itinéraire, sachez que nous arrivons en premier lieu en Hongrie, à Budapest. Nous entrerons donc en Roumanie par Oradea. Par la suite, nous ferons route vers l’est pour visiter la transylvanie puis la région de Bucovine (Nord-Est). Ensuite, nous aimerions redescendre près de Constanta pour profiter des plages de la mer noire. Finalement, nous planifions retourner près de Bucarest pour visiter la ville et aller faire un tour au Festival d’art médiéval de Sighisoara, ville dans la région des citadelles saxonnes.
Longueuil, le lundi 3 juillet 2006.
Nous sommes en train de faire nos bagages et déjà nous avons une surprise!
En effet, nous avions calculé que le poids de la tente, des sacs de couchage et du matelas étaient convenables, mais nous avions oublié le volume! Si nous transportons tout cet attirail de camping, nous ne pourrons plus transporter notre linge! Nous avons donc décidé d’amener avec nous les sacs de couchage, « takou » que nous n’ayons pas de place dans une auberge et que nous devions dormir sur le sol, et de laisser matelas et tente à la maison. Si jamais nous en avons réellement de besoin, nous en trouverons sur place! Mis à part ce détail, nous avançons dans nos préparatifs et devrions être prêts dans les temps!
Le mardi 4 juillet
Nous partons dans 1 heure pour l’aéroport, l’avion décolle à 19h05 vers Amsterdam. Nous avons bien hâte!
Le jeudi 6 juillet, Budapest
Bon matin! Nous vous écrivons du futur! En effet, il est ici 8h35 du matin alors que pour vous, c´est encore la nuit! Alors voici ce qui nous est arrivé depuis notre départ. Dans l’avion, nous avons eu droit à de la bouffe sans arrêt! Nous avons eu une collation, puis un souper, du poulet, puis un déjeuner. Dans le second avion, nous avons eu un diner. À l’atterrissage de l’avion, il était pour nous l’équivalent de 6h du matin! Nous avons donc soupé, déjeuné et diné en moins de 12 heures! Rendus à Budapest, nous avons été accueillis par un douanier qui n’a rien dit (même pas bonjour ou bienvenue dans mon pays) Nous sommes entrés dans un autobus accordéon avec un chauffeur qui ne voulait pas nous aider (une chance que nous sommes débrouillards!) À ce moment, nous étions un peu déçus de l’attitude des gens de ce pays. Après l’autobus, c’était le métro. Si au Canada nous hésitons toujours entre l’escalier et l’escalier roulant, ici, il n’y a que l’escalier roulant, et il va très très vite! De plus, il va très profondément sous terre pour nous mener au métro. Vous voyez ici un de ces escaliers roulants de course.
Une fois à l’auberge, nous avons enfin eu droit a une personne accueillante, Edith. Après une sieste d’après-midi pour tenter de rétablir nos organismes un peu (il était 8h du matin pour nos corps!) Edith nous a conseillé son restaurant préféré. Ici, c’est comme chez nous, les gens n’ont pas comme restaurant préféré un restaurant de cuisine traditionnelle. Nous avons donc mangé dans un restaurant Turque (genre Amir).
Ce fut notre première vraie expérience de gens ne parlant pas la langue. Nous étions très nerveux d’avoir à commander dans une autre langue, que nous ne parlons pas. Après le repas, nous prenons le métro, mais manquons le dernier autobus de 23h. Nous prenons donc un taxi. Après avoir demandé au chauffeur combien ça nous coûterait, nous embarquons. Nous voyons que le chauffeur de taxi fait le tour grand pour faire augmenter la facture du compteur. Arrivé à la porte, Éric a tenté de lui expliquer qu’il avait pris le mauvais chemin pour augmenter la facture. Le chauffeur n’était pas content, mais a accepté l’offre de Éric, 1000 forints au lieu de 1400 forints (5 dollars au lieu de 7). Après une bonne nuit de sommeil, nous avons pris une photo de la vue de notre galerie (du moins d’une partie, car il y a beaucoup d’arbres).
Nous nous préparons à aller visiter une partie de la ville qui semble très belle et cet après-midi, nous irons dans des bains thermaux. Passez une agréable journée et pardonnez les fautes, ce n’est pas facile d’écrire avec un clavier hongrois! Il y a plein de nouvelles lettres et des lettres à des endroits différents de chez nous!
Le samedi 8 juillet, Budapest
Bon, nous n’avons pas écrit avant, car nous étions trop occupés à nous reposer! En effet, jeudi, après avoir écrit, nous étions fatigués malgré que nous étions le matin et avons redormi jusqu’à midi. Nous pensons que c’est la fatigue du travail redoublée du décalage horaire. Par la suite, en après-midi, nous sommes allés à un genre de SPA public, dont voici la photo, mais dont nous n’écrirons pas le nom, trop compliqué.
Ces piscines et SPA sont très nombreuses à Budapest, car il y a beaucoup de sources thermales qui réchauffent l’eau naturellement. Nous y sommes aussi allés hier, mais dans un autre, plus chic, mais moins grand. Il y a des piscines extérieures et intérieures avec différentes températures. Hier, nous sommes aussi allé voir le « château de Budapest » c’est un château, mais pas médiéval, mais plutôt construit a la renaissance. Il est sur la colline de Buda et on y a une très belle vue sur le Danube « bleu »!
En soirée, nous avons utilisé le tramway pour prendre des photos des rives du Danube, mais le résultat est plutôt ordinaire. Ici, les transports en commun sont très développés et il est facile d’aller n’importe où rapidement en métro, tramway, trolleybus ou autobus. Aujourd’hui, c’est notre dernière journée à Budapest, demain nous partons vers la Roumanie, avec un arrêt en Hongrie pour la journée. Pour cette dernière journée, nous irons à l’époque communiste en visitant le parc des statues et le musée des horreurs du communisme. Nous irons aussi dans un autre bain turc. Ici, les gens sont différents de chez nous. En effet, plusieurs ne parlent que le hongrois, et quand c’est le cas, ils ne veulent même pas que nous leur parlions. À plusieurs reprises, des gens ont refusé de nous aider, ou même de regarder notre carte pour nous pointer vers où aller. En fait, c’est environ une personne sur trois qui refuse de nous aider ou qui est bête envers nous. Même lorsque nous sommes clients! Nous aimons la place, mais plus pour ce qu’il y a à voir que pour les gens. Nous avons hâte de voir si ce sera différent en Roumanie, et on lit partout que ce le sera. Bonne journée!
Le dimanche 9 juillet
Bon, nous quittons cet après-midi pour la Roumanie, en train. Hier, nous sommes allés au parc des statues et avons pris plein de photos. Ce n’est pas aussi grand que nous le pensions, mais intéressant. Nous avons eu 30 minutes de pluie dans la journée.

Par la suite, nous sommes allés à la gare et au centre d’information touristiques. Nous avons mangé dans un bon petit restaurant avant de passer sur le bord du Danube une dernière fois. Le soir, le Danube est plus beau, car on ne voit plus qu’il est brun! Pas de photos aujourd’hui à ajouter, nous le ferons une autre journée.
Le jeudi 13 juillet
Bonjour! Il y a longtemps que nous n’avons pas écrit parce que nous étions dans des régions ou internet est rare! Vous pouvez d’abord voir 2 nouvelles photos un peu plus haut, ce sont des photos du parc des statues. Pour vous résumer nos péripéties, débutons par notre voyage en train entre Budapest et Oradea. Le train était très confortable et à l’heure, nous avons passé la frontière en train, arrêtant à une gare en Hongrie (avec des douaniers tout aussi sympathiques qu’à l’arrivée) puis a une en Roumanie. Rendu à Oradea, nous atterrissons dans un quartier très sale et un gars veut nous embarquer dans son taxi. Nous refusons, sachant que c’est souvent douteux comme approche. Éric paniquait, le quartier n’était pas agréable et il devrait finalement parler roumain! Nous sommes donc partis à pied, cherchant un endroit pour acquérir des Lei (monnaie de l’endroit). En utilisant notre petit guide Assimil du Roumain, nous faisons un bout de chemin jusqu’à l’hôtel. Lorsque nous parlons roumain, il est évident que les gens ne comprennent pas tout, mais ils tentent de nous répondre et de nous guider. On a droit a du français et à de l’anglais. Notre chambre était plutôt ordinaire et le lit effroyable. En fait c’était un sommier avec un petit couvre-matelas. Dès le lendemain matin, nous avons changé d’endroit, plus loin, plus cher, mais plus confortable! Entre temps, nous sommes allés sur une terrasse pour voir la finale du Mundial. Un dessert, deux bières, un cherry et un Coke nous ont coûtés près de 20 lei en incluant le pourboire!!!! Ce qui vaut au bas mot, 8$ canadien! Les restaurants ne sont pas vraiment chers ici! Alors le lendemain, nous allons vers une station thermale. Celle-ci est de loin moins intéressante que celles de Budapest! Voir ces 2 photos, qui datent de 1918, mais qui ressemblent encore à ce qu’est cette station de nos jours.
Donc, le lendemain, nous prenons le train à 6 heures du matin (chez vous, il est 11 heures le soir précédent!) pour Radauti (en haut à droite) Cette fois, nous sommes dans un train très vieux et moins propre (surtout les toilettes). Le train part donc de Oradea pour aller vers Cluj-Napoca. Là, nous changeons de train pour aller à Suceava. La ligne droite est impossible à cause des Carpates, grosse chaîne de montagnes. Le voyage nous coûte au total, 60 lei, soit 24$ pour les 2 (donc 12$ chacun, très peu cher!) Alors qu’Annie dort une bonne partie du voyage et prend des photos des maisons dans la cabine remplie de gens de Roumanie, Éric écoute de la musique en regardant le paysage la tête dans le vent. Voici une photo d’un train similaire au nôtre.
Le relief change tout le long de cette randonnée, comme le montre les photos suivantes.
Au début, c’est plutôt plat, par contre, déjà quelques collines pointent à l’horizon. Voyez ce fermier, qui comme la plupart d’entre eux, fauche le foin avec une faux le retourne avec une fourche, l’empile en meules puis le transporte a cheval jusqu’a la ferme.
Ici, vous pouvez voir que les montagnes sont plus proches, et plus hautes. Par contre, les villages sont aussi fréquents et les gens cultivent dans les montagnes.
Ici, un petit paysage bucolique du Muramures, avec toujours les montagnes assez élevées.
Nous avons décidé de placer cette image en plein format afin que vous puissiez voir à quel point les montagnes sont hautes et malgré tout cultivé! C’est un paysage fort agréable!
À un moment, donne, Éric tente de prendre une photo d’un tunnel. Un homme à côté de lui voit qu’il prend une photo vers lui et commence à lui parler en Roumain. Éric finit par comprendre que l’homme était curieux et voulait voir la photo. La voici d’ailleurs.
On voit TRÈS BIEN l’oeil droit de l’homme en question. À l’aide du guide, Éric communique un peu avec l’homme et finalement, un garçon et deux filles s’ajoutent à la conversation, parlant bien l’anglais, qu’ils apprennent a l’école. La discussion était fort agréable et l’homme nous a même invités à aller souper chez lui si nous voulons. Nous n’y serons pas allés finalement, faute de temps.
Par contre, nous avons vécu l’expérience des autos groupées, à 6 dans une voiture 5 places sur 40 km, puis des maxi-taxis, minibus qui quitte l’arrêt quand il a suffisamment de passagers pour rentabiliser sa course. Nous arrivons donc dans notre premier gîte chez l’habitant.
Cet endroit est la propriété d’une Roumaine dont la fille est mariée à un Français. Pour 25$ par nuit par personne, nous avons la magnifique chambre, le déjeuner et le souper d’inclus. La bouffe est excellente et l’ambiance aussi! Le premier soir, nous allons prendre quelques photos du village et des environs.
Dans ce village, il y a beaucoup d’enfants et tout le monde nous dit bonjour. C’est vraiment un endroit très agréable. Hier, nous sommes allés visiter un premier monastère, le plus beau, celui de Sucevita. Les monastères de la Bucovine ont été peints vers la fin de l’époque médiévale, aux alentours de 1500. Ils sont conçus pour éduquer les paysans et les nouveaux croyants orthodoxes. Ce sont, en quelque sorte, des BD géantes.
Après avoir visité ce monastère très intéressant, nous sortons et décidons d’aller à un autre monastère à 30 km de ce premier. Nous décidons de faire du pouce, les gens du train nous ayant dit que c’était une très bonne façon de voyager en Roumanie. Après une heure de marche et d’insuccès, un petit camion arrête sur le bord de la route. Il ne dit pas un mot d’anglais et nous tentons de lui montrer où nous voulons aller. Il nous amène gratuitement jusqu’à l’autre monastère. La route est incroyable, sinueuse et écroulée par endroits, à cause des pluies diluviennes.
Ce monastère ressemble au premier par son style, mais voici une photo d’une scène intéressante, le siège de Constantinople, ou les ennemis ont été tus par une pluie de feu. On voit très bien les gens mourant par le feu sur la droite de l’image. Autre fait qui a intéressé particulièrement Éric était le calendrier des martyres. Chaque monastère contient une salle où sont peints 365 martyrs alors qu’ils meurent. Certains ont la tête coupée, d’autres sont écartelés et le tout est illustre avec le sang qui gicle partout. Il semblerait que c’est une façon de faire connaître aux nouveaux fidèles comment l’Église catholique fut fondée, dans la souffrance et la persécution.
À ce monastère, un homme expliquait en français à son ami les peintures qu’il observait. Nous écoutions et avons parlé avec eux. Ils nous ont ramené à notre ferme et y ont aussi mange, puis dormi. Ce matin, nous sommes partis avec eux pour visiter une autre église et un autre monastère et ils nous ont déposés à Suceava. Demain, nous allons rencontrer une dame houtsoule qui connaît des Lukanuik. C’est la dame de la ferme qui nous a mis en contact avec elle. Nous espérons que l’enquête avancera. Nous pourrons leur montrer la photo de Viktor Lukanuik afin qu’ils nous aident. Nous sommes sur la trace des racines des Lukanuik!!!
Le lundi 17 juillet
Premièrement, bonne fête en retard Laurent! Nous avons plein de belles choses à raconter. De Suceava, nous avons pris l’autobus pour aller à Moldovita, où demeure la dame houtsoule. Nous avons mangé avec elle au dîner et nous sommes allés voir la famille qu’elle connaît ayant notre nom de famille. Ils n’étaient pas là, nous devions repasser dans la soirée. L’homme que nous voulions rencontrer était là. Il ne savait pas grand-chose sur sa famille, mais allait le demander à sa mère de 92 ans et nous donner des nouvelles samedi matin. Ce qu’il a fait. Il est donc un membre de notre famille s’il n’y a pas d’erreur dans la mémoire de sa mère. En effet, John et Anna Lucaniuc venant de Russie auraient 2 garçons, un nomme Victor et un autre nomme Petrea (Pierre). Petrea a eu des enfants, mais est mort pendant la Première Guerre mondiale. Petrea était le grand-père de l’homme que nous avons rencontré. Il était très content et lui et sa femme observaient beaucoup Éric, cherchant des ressemblances! Mercredi, nous irons à une mairie où serait l’arbre généalogique des Lucaniuc et rencontrer un historien spécialisé dans les minorités ethniques de la Bucovine. Nous pourrons alors voir tout ce qu’il y a sur la famille et voir d’où viennent John et Anna. Les Lucaniuc sont donc d’origine houtsoule http://fr.wikipedia.org/wiki/Hutsules , peuple slave qui habite la Russie et la Roumanie. C’est très excitant! Voici une photo de Vasile Lucaniuc, 55 ans avec sa femme et Annie.
Pour ceux qui se demandent pourquoi nous ne l’écrivons pas de la bonne façon, il suffit d’entendre un Roumain ou une Houtsoule épeler le nom pour tout comprendre! La lettre C se dit k en roumain! Nous vous informerons de ce que nous trouverons sur le sujet dès que possible. Nous avons l’intention d’acheter les outils utilisés pour peindre des oeufs, tradition Houtsoule et une ceinture traditionnelle de ce même peuple. En attendant mercredi, nous avons décidé d’aller à la plage. Nous sommes donc pour 3 jours sur les plages de la mer Noire, dans la ville de Jupiter. L’eau n’est pas très salée, mais l’ambiance de vacances est très bonne. Des photos suivront sous peu, il ne faisait pas très beau quand nous sommes allés à la plage et nous ne voulions pas mouiller notre appareil photo.
Voici maintenant une petite parenthèse sur les toilettes des trains. La qualité des trains est qu’ils sont fréquents et bon marché. Leur plus grand inconvénient est que leur propreté est plutôt relative! D’abord, Annie vous présente les cabines.
Et maintenant, les toilettes, à n’utiliser qu’en cas d’urgence… Coeurs sensibles, regardez le plafond!

Si ces photos vous lèvent le coeur, dites-vous bien, que nous, nous avions l’odeur en prime!!! Nous donnerons d’autres nouvelles sous peu, mais sachez que jusqu’à maintenant, il fait beau, il fait chaud, mais pas trop et tout va bien! Nous n’avons pas de problème, les gens sont sympathiques et nous respectons nos budgets aisément. Nous ressemblons tellement à des Roumains que les gens font un saut quand nous leur expliquons que nous ne parlons pas beaucoup leur langue! Ça éloigne les voleurs d’avoir l’air de gens du coin! Nous vous aimons beaucoup et nous aurons plein d’autres choses à vous raconter!
Le mardi 18 juillet, 17h
Nous venons de passer notre dernière journée à la plage. Ici, les gens vont à la plage de 10h à 14h, puis de 16h à 20h. Ensuite, ils vont manger. Dans notre cas, nous nous préparons à repartir en train vers Suceava, pour aller trouver l’arbre généalogique à la mairie. Ensuite, nous ferons probablement route vers les citadelles saxonnes. Mais d’abord, voici quelques photos de la plage et de notre hôtel. Voici une photo de notre hôtel. Nous logeons au deuxième étage à droite, vis-à-vis la serviette qui sèche.
Voici une vue de notre chambre, en fait d’où était la serviette qui sèche sur l’autre photo pour être plus précis.
Ici, vous avez la vue que nous avions de nos chaises de plage. Aujourd’hui, il n’y avait pas de nuages, contrairement aux autres jours. Par contre, il y avait beaucoup plus de monde, comme le prouve cette photo.
Nous vous redonnerons bientôt des nouvelles, fort probablement avec des photos différentes, des photos de forteresses en montagne.
Le lundi 24 juillet
Bonjour à tous! Il y a longtemps que nous ne vous avons pas écrit! C’est que nous bougeons beaucoup et que le temps passe très vite! Ce soir, nous allons vous ajouter plusieurs photos et une bonne mise à jour de notre voyage.
Premièrement, voici une photo d’introduction:
Comme vous pouvez le voir ici, nous avons trouvé une trace de Lucaniuc dans un registre. Le père de George, dont on voit ici le nom dans le registre municipal, est le frère de Victor Lucaniuc. Suite a cette visite, nous avons dû aller aux archives régionales avec Vasile. C’est un peu comme la maison des fous de Astérix. En effet, pour faire une demande de registres de naissance, il faut remplir un formulaire sur lequel doit se trouver un timbre. Hors, ce timbre en question, d’une valeur de 0,5 Lei, soit 10 cents, doit être acheté au bureau de poste, qui bien sûr, est a dix minutes de marche des archives, qui elles, ferment dans 30 minutes! Ensuite, il faut absolument être résident de la Roumanie pour faire une demande. Alors Vasile a rempli une demande pour avoir l’extrait de naissance de Petru ainsi que des autres documents familiaux pouvant servir pour un arbre généalogique, il nous enverra le tout par la poste. Mais avec le système complexe roumain, nous nous demandons sincèrement si nous verrons un jour ces documents!!! Voici une photo de Éric et Vasile. À vous de chercher les traits de famille!
Vasile ne parlant pas anglais et encore moins français, c’est Violeta, la fille de Viorica, notre hôtesse de la semaine dernière, qui est venue avec nous à titre de traductrice. Elle a été fort gentille! Ici, on la voit en train de teindre un oeuf, l’art des Houtsoules.
Après avoir passé la nuit entre Jupiter (plage) et Suceava (Bucovine), nous avons repris un train de nuit pour Bucarest (capitale) rendu à Bucarest, nous avons trouvé ou dormir et découvert un magasin qui fait et vend des gogosses.
Selon vous, qu’est-ce qu’une gogosse roumaine?
Par la suite, nous nous sommes promenés dans la capitale, mais sans l’appareil photo. Vous devrez donc attendre notre retour pour voir des photos du parlement énorme et de la place Unirii, avec ces fontaines multiples. Par contre, nous sommes allés dans un petit parc fort sympathique dont voici la fontaine.
Nous avons aussi utilisé le métro (metrou en Roumain) et à une certaine station, la largeur des quais était conçue pour maximiser le nombre de décès accidentels poussés devant les métros.
Voyez comme le mur est proche des rails! Éric n’aurait pas souri autant à l’heure de pointe!
Après deux jours a Bucarest, nous avons quitté la capitale pour Brasov. Dans le train, nous étions avec 4 Roumains parlant français et anglais. Ils étaient bien gentils, même si un gars parmi eux avait tout vu, tout entendu et avait une opinion TRÈS prononcée sur tout! Parmi toutes les personnes que vous connaissez ayant visité Brasov et vous ayant montré des photos des environs, sachez que nous avons une photo qu’aucune de ces nombreuses personnes n’a pu vous montrer, car nous étions à Brasov le PREMIER jour où ils avaient enfin un monument pour les faire passer à l’histoire!
Brasov, cette ville avec fortifications, ours attaqueurs de marcheurs et bien plus encore, a maintenant son BRASOV écrit dans le haut de la montagne!
Nous sommes allés en haut de la montagne en téléphérique, histoire d’éviter les ours, et avons pris quelques clichés fort délicieux.
De Brasov, nous sommes allés à BRAN, ou se trouve le château ayant inspiré le château de Dracula. Il n’a rien de vampirique dans ce château, mais il est fort joli et fort bien situé, afin de protéger une vallée d’où pouvaient arriver les méchants Turcs pour envahir la Transylvanie.
De plus nous avions une belle vue depuis les différentes meurtrières de la forteresse sur la vallée défendue.
Comme tout bon attrape-touriste, il y a bien sûr près d’une centaine de vendeurs de souvenirs qui vendent des t-shirts, des mains coupées, mais aussi des gratte-dos et des fusils lasers… Il y a aussi un restaurant au décor en lien avec le thème…
Notre visite à cet endroit nous a aussi appris que si le Québec a le village de Nathalie, la Roumanie, elle, a le village de Simon!!!
Nous vous raconterons la suite de nos péripéties sous peu, sachez que nous sommes maintenant à Sibiu pour quelques jours. D’autres photos s’ajouteront aussi.
Le samedi 29 juillet
Bonjour tout le monde! Sachez que tout va bien. Il fait très chaud ici, c’est la canicule! Nous ne pouvons pas ajouter de photos aujourd’hui, puisque nous écrivons d’un ordinateur très lent. Par contre, depuis notre temps passé à Sibiu, belle ville en train de se refaire une beauté afin d’être digne de son titre de capitale culturelle de l’Europe en 2007, sachez que nous avons visité un musée en plein air des habitations de Roumanie. Ce fut très intéressant et nous avons pris quelques photos de leur collection de moulins. En effet, ils ont près de 32 types de moulins différents dans ce musée! Par la suite, nous sommes allés à Medias. C’est une petite ville avec une église fortifiée. C’est a toute une série d’église et forteresses médiévales auxquelles nous avons accès! Nous sommes aussi allés voir une église fortifiée en campagne, elle est classée dans les monuments du patrimoine mondial de l’UNESCO! Actuellement, nous sommes à Shigisoara. Nous y avons rencontré des gens fort intéressants. Par contre, le festival médiéval est plutôt décevant. Musique folk, vendeurs de bijoux et de souvenirs de vampires sont au rendez-vous, mais aucune boutique ou kiosque de linge ou accessoires médiévaux! Aucun artiste de musique médiévale ou encore de démonstrations de combat… C’est aussi médiéval que le Festival de Jazz de Montréal ou que le festival de folklore de Drummondville! Nous partons aujourd’hui avec une voiture pour visiter les villages des environs. Demain, nous partons vers un autre village ou nous dormirons et nous retournerons ensuite vers Bucarest lundi soir. Nous allons tenter de changer nos heures de sommeil en dormant avec les heures canadiennes pour être plus rapidement sur pied à notre retour. Aussi, il faut se rappeler que Bucarest n’était pas notre endroit préféré. Y passer les nuits réveillés et les jours à dormir ne nous dérangera pas trop! Nous aurons alors le temps d’ajouter des photos pour accompagner ce que nous venons d’écrire!
Le mercredi 2 aout… 13 heures avant le retour
Nous sommes de retour à Bucarest. Nous allons vous montrer quelques photos des jours précédents, tout en mettant à jour les changements à notre itinéraire. Voici d’abord Annie avec une artisane lui ayant fait un sac à main. Elle arbore fièrement ses super lunettes!
Voici une photo d’un autre artisan du festival de Sighisoara. Il vendait des instruments de musique très originaux, mais plutôt chers pour nous, pauvres analphabètes de la musique!
Finalement, il y aurait quelques danses médiévales avec des chorégraphies de combat… que nous avons manqué! Par contre, selon l’horaire, nous sommes allés voir un défilé de mode médiéval… qui s’est avéré être Tristan et Iseult en danse moderne!
C’était ici l’une des scènes de cette impressionnante prestation de danse qui a duré près de 45 minutes. Comme prévu, nous avons loué une voiture et nous sommes partis à l’aventure dans les routes très hasardeuses de la Transylvanie. Par moments, nous savions clairement que nous étions sur une route uniquement parce qu’il n’y poussait pas d’arbres! Les églises étaient moins impressionnantes au niveau artistique, mais fort intéressantes au niveau fortification. Voici quelques-unes de ces églises fortifiées.
Intérieur d’une eglise
Voici une photo un peu embrouillée alors que nous étions entre le toit extérieur de l’église et la voûte intérieure. Nous étions seuls dans cette église vieille de 500 ans…
Ici, vous pouvez voir l’entrée d’une autre église fortifiée, avec ces meurtrières et ses mâchicoulis. On peut croire que les croyants se sentaient en sécurité dans leurs églises avec de tels murs!
Vous vous demandez peut-être pourquoi il y avait tant de fortifications dans la Roumanie médiévale. C’est qu’à cette époque, le XIe siècle, la région de la Transylvanie, possession d’un certain roi dont nous ne savons pas le nom, était sans cesse attaquée par les méchants Turcs du Sud. Le roi en question demanda aux Allemands de cette époque de venir s’établir dans la région, et de s’y installer. Jusqu’à tout récemment, des milliers de Roumains étaient en fait des Allemands. Ils avaient dans leurs villages des églises fortifiées où ils pouvaient trouver refuge en cas d’une attaque des Turcs. Ils avaient aussi quelques forteresses, aujourd’hui encore existantes.
Comme vous pouvez voir, les églises fortifiées avaient des formes variées. Les Allemands étaient bien défendus, mais ils ont pour la plupart quitté la Roumanie pour retourner en Allemagne, trouvant les salaires et la situation politique moins intéressante depuis la Seconde Guerre mondiale.
Ces deux forteresses en ruines pouvaient facilement être vues de notre voiture. Tout comme les signaux routiers suivants, qui, souvent, ne mentaient pas!



























































